Archives de catégorie : eaux souterraines

Action Loue, l’opération pour les entreprises

Vous avez une entreprise et vous voulez connaître son impact sur l’environnement ! Une opération collective, nommé « Action Loue » vient de voir le jour sur le territoire de la Haute-Loue et du Haut-Doubs. L’objectif principal est la réduction des substances dangereuses à la source.

Grâce à elle, vous pouvez bénéficier d’un diagnostic environnemental gratuit, et si vous souhaitez investir, des aides de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse sont disponibles. Un accompagnement et un suivi complets vous sont donc proposés dans le cadre de cette opération, valide jusqu’en fin 2018.

Pour cela, prendre contact avec Camille Butin au 03. 81.57.13.44 ou Julien FEBVAY au 03.81.25.25.68.

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S’inscrire dans une démarche environnementale comme celle-ci permet de valoriser l’image de votre entreprise.

Dans le cadre d’opérations pour la réduction des substances dangereux à la source, l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse subvention à hauteur de 30 à 60%(1) vos investissements pour supprimer (ou réduire) l’usage de certains produits dangereux ou prévenir les pollutions. Il peut s’agir, par exemple, de zone de stockage sécurisée pour le bois traité et produits dangereux, de cuves double paroi pour le stockage des carburants, des armoires de stockage de produits dangereux conformes à la réglementation, …. Si vous avez un projet n’hésitez pas à contacter les animateurs qui vous apporteront un accompagnement et un suivi complets dans votre demande d’aide. Ces opérations sont proposées à l’ensemble des entreprises jusqu’au 30 juin 2018.

(1) En fonction de la nature des travaux et de la taille de votre entreprise.

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Qualité des eaux : bilan de 2 années de suivi des nutriments

Le réseau QUARSTIC a pour objectif de suivre en continu la qualité des eaux souterraines et de surface sur le Doubs, la Loue, et le Lison, en se focalisant sur les paramètres physico-chimiques et les nutriments.

Le nouveau Bulletin d’info présente les résultats des suivis des nutriments lors des 2 cycles hydrologiques entre 2016 et 2018 en comparant les flux annuels.

Un bilan annuel des flux pour chaque sous-bassin du réseau nous renseigne sur les unités hydrologiques où les exportations en azote et en phosphore sont les plus fortes.

Retrouvez le bulletin en cliquant ici.

Réseau QUARSTIC : la qualité des eaux à la loupe

Le réseau QUARSTIC a pour objectif de suivre en continu la qualité des eaux souterraines et de surface sur le Doubs, la Loue, et le Lison, en se focalisant sur les paramètres physico-chimiques et les nutriments.

Le nouveau Bulletin d’info présente une analyse des flux d’azote exportés dans les eaux pour le cycle hydrologique 2016-2017.

Les résultats du suivi temporel montrent qu’il existe certaines disparités dans l’impact des différents tronçons de rivière selon les périodes de l’année.

Un bilan annuel des flux pour chaque sous-bassin du réseau nous renseigne sur les unités hydrologiques où les exportations en nitrate sont les plus fortes, indiquant une augmentation des flux par unité de surface de plus en plus importante de l’amont vers l’aval du bassin.

Retrouvez le bulletin en cliquant ici

Diagnostic multi-agent pour les rivières comtoises

L’eau, le sol, le sous-sol, c’est à un écosystème considéré au sens large que s’intéressent les spécialistes du laboratoire Chrono-environnement pour comprendre les mécanismes de dégradation de la Loue, et plus généralement des rivières comtoises. Une telle démarche exige la contribution de différents spécialistes : hydrobiologistes, écotoxicologues, pédologues, chimistes et hydrogéologues retroussent leurs manches et chaussent leurs bottes dans un même élan pour chercher des explications à une situation confuse, et tenter d’y remédier dans la mesure du possible.

Les relevés et les analyses scientifiques l’ont prouvé : la bonne santé des rivières mise en avant par les analyses d’eau classiques n’est qu’apparente, la Loue et les cours d’eau comtois souffrent. Ce ne sont pas les milliers de poissons morts au cours des deux dernières décennies qui diront le contraire, pas plus que les gammares, ces minuscules crevettes d’eau douce habituellement présentes dans les fonds aquatiques, décimées par la pollution.

Le diagnostic des scientifiques est sans appel, il s’appuie sur l’analyse des sédiments, des matières en suspension dans l’eau, et de l’eau elle-même bien sûr, selon les méthodes les plus fines. Il conclut à une minéralisation de l’eau avec une présence marquée de bicarbonates et de calcium ; il met en évidence une augmentation notable de l’azote, et de différents agents biocides, notamment des insecticides, dans les rivières, ainsi qu’une minéralisation accrue de la matière organique des sols. Une combinaison de transformations dont on sait qu’elles ne peuvent manquer d’influer négativement sur la santé et l’équilibre des cours d’eau, et qui aujourd’hui sont identifiées, caractérisées et quantifiées très précisément.

Du sol jusqu’à l’eau, de nombreux facteurs en jeu

François Degiorgi, hydroécologue, Pierre-Marie Badot, écotoxicologue et Éric Lucot, pédologue, tous trois chercheurs au laboratoire Chrono-environnement et enseignants à l’université de Franche-Comté, mènent avec leurs équipes des recherches d’envergure, inscrites à des programmes soutenus par l’Agence de l’eau, la région Bourgogne – Franche-Comté et le Conseil départemental du Doubs.

« Notre hypothèse est celle d’une déstabilisation des sols, qui entraînerait, au moins en partie, les modifications que nous avons pu diagnostiquer dans les rivières. »

En Franche-Comté, de nombreux sols sont minces, donc vulnérables, et l’adoption de pratiques agricoles plus intensives ces dernières décennies a pu contribuer à mettre à mal leurs équilibres biologiques et chimiques, une situation vraisemblablement favorisée par la mise en culture de surfaces autrefois en herbe. Ces modifications pédologiques faciliteraient les transferts de forme minérale de l’azote et de contaminants chimiques vers les cours d’eau, par l’intermédiaire du karst composant notre paysage.

« Les résultats obtenus montrent par exemple la présence fréquente dans les cours d’eau de pyréthrinoïdes, des insecticides de synthèse dérivés du pyrèthre, dont la toxicité sur la faune aquatique s’est révélée plus élevée qu’annoncé au départ. »

Rechercher les causes du dérèglement de l’écosystème oriente aussi vers d’autres pistes, comme la pollution par les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Si leur présence est avérée dans les eaux comtoises, quelle est leur origine ? Atmosphérique ou terrestre ? Les HAP pourraient être entraînés du bitume des routes et des parkings vers les rivières, une hypothèse qui va faire l’objet des prochaines investigations de l’équipe.

« Ce que nous savons d’ores et déjà, et de façon formelle, c’est qu’il n’y a pas une seule source de pollution ou une responsabilité unique. La réalité des causes comme des effets est multiple, et demande à être considérée dans toute sa complexité », souligne François Degiorgi.

 

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