Archives de catégorie : rivières

Vidéo : plantation de haies pour la biodiversité… et l’eau

Visionnez le reportage vidéo d’Isabelle Brunnarius de France 3 Franche-Comté !

Dans le cadre d’un appel à projet « Biodiversité » lancé fin 2016 par l’Agence de l’Eau RMC, le syndicat mixte de la Loue a déposé un projet portant sur la restauration des continuités écologiques sur le territoire Loue-Lison. Deux secteurs du territoire sont concernés :

le plateau agricole d’Amancey : travaux d’implantation d’un réseau de haies et d’éléments fixes du paysage, avec un double objectif : restaurer les continuités écologiques et favoriser la biodiversité, et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau par le maintien d’éléments fixes du paysage (enjeux relatifs à la fonctionnalité eau – sol – karst). Complémentairement à cette action menée sur le terrain en collaboration étroite avec la profession agricole et les propriétaires fonciers, il est prévu également un important volet de sensibilisation des scolaires et du grand public.

Les opérations de plantations sont prévues sur deux années et sont pilotées sur le terrain par la Fédération des chasseurs du Doubs (maître d’ouvrage de l’opération).

la moyenne vallée de la Loue (de Rurey à Rennes-sur-Loue) : mise en défens et restauration de la ripisylve et des habitats rivulaires. Cette action vise d’une part à restaurer par des plantations la ripisylve de la Loue et de ses affluents sur des tronçons identifiés comme dégradés et/ou déficients et d’autre part, à mettre en défens (pose de clôtures fixes, aménagements de points d’abreuvement) les linéaires fortement impactés par la pression de pâturage.

Cette opération sur les habitats rivulaires est portée par le syndicat mixte de la Loue et s’étale sur 3 ans.

Réseau QUARSTIC : la qualité des eaux à la loupe

Le réseau QUARSTIC a pour objectif de suivre en continu la qualité des eaux souterraines et de surface sur le Doubs, la Loue, et le Lison, en se focalisant sur les paramètres physico-chimiques et les nutriments.

Le nouveau Bulletin d’info présente une analyse des flux d’azote exportés dans les eaux pour le cycle hydrologique 2016-2017.

Les résultats du suivi temporel montrent qu’il existe certaines disparités dans l’impact des différents tronçons de rivière selon les périodes de l’année.

Un bilan annuel des flux pour chaque sous-bassin du réseau nous renseigne sur les unités hydrologiques où les exportations en nitrate sont les plus fortes, indiquant une augmentation des flux par unité de surface de plus en plus importante de l’amont vers l’aval du bassin.

Retrouvez le bulletin en cliquant ici

Vidéo : le Doubs à MOUTHE retrouve son premier méandre

Cette fin août, le Doubs a retrouvé son premier méandre, à l’aval de la source. Des travaux anciens avait privé la rivière de ce méandre dans la tourbière du Moutat.

La restauration de ce premier méandre s’inscrit dans un projet de restauration globale de la tourbière, grâce au programme LIFE « Tourbières du jura ».

Cliquez ici pour visualisez la vidéo de France 3 sur le site de Sauvons l’Eau !

Et retrouvez en cliquant ici toutes les actualités du programme LIFE « Tourbières du Jura ».

Diagnostic multi-agent pour les rivières comtoises

L’eau, le sol, le sous-sol, c’est à un écosystème considéré au sens large que s’intéressent les spécialistes du laboratoire Chrono-environnement pour comprendre les mécanismes de dégradation de la Loue, et plus généralement des rivières comtoises. Une telle démarche exige la contribution de différents spécialistes : hydrobiologistes, écotoxicologues, pédologues, chimistes et hydrogéologues retroussent leurs manches et chaussent leurs bottes dans un même élan pour chercher des explications à une situation confuse, et tenter d’y remédier dans la mesure du possible.

Les relevés et les analyses scientifiques l’ont prouvé : la bonne santé des rivières mise en avant par les analyses d’eau classiques n’est qu’apparente, la Loue et les cours d’eau comtois souffrent. Ce ne sont pas les milliers de poissons morts au cours des deux dernières décennies qui diront le contraire, pas plus que les gammares, ces minuscules crevettes d’eau douce habituellement présentes dans les fonds aquatiques, décimées par la pollution.

Le diagnostic des scientifiques est sans appel, il s’appuie sur l’analyse des sédiments, des matières en suspension dans l’eau, et de l’eau elle-même bien sûr, selon les méthodes les plus fines. Il conclut à une minéralisation de l’eau avec une présence marquée de bicarbonates et de calcium ; il met en évidence une augmentation notable de l’azote, et de différents agents biocides, notamment des insecticides, dans les rivières, ainsi qu’une minéralisation accrue de la matière organique des sols. Une combinaison de transformations dont on sait qu’elles ne peuvent manquer d’influer négativement sur la santé et l’équilibre des cours d’eau, et qui aujourd’hui sont identifiées, caractérisées et quantifiées très précisément.

Du sol jusqu’à l’eau, de nombreux facteurs en jeu

François Degiorgi, hydroécologue, Pierre-Marie Badot, écotoxicologue et Éric Lucot, pédologue, tous trois chercheurs au laboratoire Chrono-environnement et enseignants à l’université de Franche-Comté, mènent avec leurs équipes des recherches d’envergure, inscrites à des programmes soutenus par l’Agence de l’eau, la région Bourgogne – Franche-Comté et le Conseil départemental du Doubs.

« Notre hypothèse est celle d’une déstabilisation des sols, qui entraînerait, au moins en partie, les modifications que nous avons pu diagnostiquer dans les rivières. »

En Franche-Comté, de nombreux sols sont minces, donc vulnérables, et l’adoption de pratiques agricoles plus intensives ces dernières décennies a pu contribuer à mettre à mal leurs équilibres biologiques et chimiques, une situation vraisemblablement favorisée par la mise en culture de surfaces autrefois en herbe. Ces modifications pédologiques faciliteraient les transferts de forme minérale de l’azote et de contaminants chimiques vers les cours d’eau, par l’intermédiaire du karst composant notre paysage.

« Les résultats obtenus montrent par exemple la présence fréquente dans les cours d’eau de pyréthrinoïdes, des insecticides de synthèse dérivés du pyrèthre, dont la toxicité sur la faune aquatique s’est révélée plus élevée qu’annoncé au départ. »

Rechercher les causes du dérèglement de l’écosystème oriente aussi vers d’autres pistes, comme la pollution par les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Si leur présence est avérée dans les eaux comtoises, quelle est leur origine ? Atmosphérique ou terrestre ? Les HAP pourraient être entraînés du bitume des routes et des parkings vers les rivières, une hypothèse qui va faire l’objet des prochaines investigations de l’équipe.

« Ce que nous savons d’ores et déjà, et de façon formelle, c’est qu’il n’y a pas une seule source de pollution ou une responsabilité unique. La réalité des causes comme des effets est multiple, et demande à être considérée dans toute sa complexité », souligne François Degiorgi.

 

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Retrouvez cet article sur le site de l’Université de Franche-Comté en cliquant ici

Objectif réduction des toxiques : 700 entreprises prioritaires

Le Syndicat Mixte de la Loue, le Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques du Haut-Doubs, la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Doubs (CCI 25) et avec la participation financière de l’Agence de l’Eau Rhône – Méditerranée – Corse, du Syndicat des Eaux de la Haute-Loue, de la ville de Besançon et de la Fédération de pêche du Doubs, se sont associés pour porter l’opération collective Action Loue, sur les territoires du Haut-Doubs et de la Haute-Loue.

Les principaux objectifs :

  • Connaître, suivre et réduire le flux de pollutions toxiques issues des effluents non domestiques qui sont déversés dans les réseaux d’assainissement.
  • Améliorer le stockage et la collecte des déchets dangereux.
  • Sensibiliser les entreprises aux bonnes pratiques environnementales.

Carte opération toxiques HD HL

 

Dans ce cadre, les animateurs de l’opération effectuent des visites en entreprise afin d’évaluer si les établissements présentent un risque potentiel de pollution pour le milieu naturel ou un risque de dysfonctionnement pour le réseau d’assainissement et/ou la station d’épuration.

L’opération Action Loue valide jusqu’en fin 2018, cible en priorité 700 entreprises, selon leur secteur d’activité et/ou leur zone géographique. Cependant, plus de 1700 entreprises sont concernées par l’opération, dont ces dernières peuvent également bénéficier des avantages proposés par l’opération.

Parmi ces avantages, les établissements peuvent bénéficier d’aides financières de la part de l’Agence de l’Eau Rhône – Méditerranée – Corse (de 30% à 60% selon la problématique et/ou de la taille de l’entreprise). Les 2 syndicats mixtes et la CCI sont donc à disposition des entreprises pour vérifier leur éligibilité et leur apporter un appui nécessaire à la constitution du dossier.

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Contacts :

Camille Butin (SMIX Loue) au 03.81.57.13.44 ou

Julien Febvay (CCI du Doubs) au 03.81.25.25.68