Archives de catégorie : rivières

Chantier de protection de berges de la Loue sur le canal de Montgesoye

Suite au signalement d’un phénomène de déstabilisation de berge sur la Loue à Montgesoye, au niveau du canal usiner du barrage Druhen, l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue a pu mettre à profit ses compétences en restauration de cours d’eau, d’autant plus efficacement que le canal est propriété de l’EPAGE.

Cette confortation de berge a été réalisée par la combinaison de plusieurs techniques, avec notamment :
– la mise en place d’une protection de berge en technique végétale fait de tressage et de fascine de saule,
– le choix d’une technique mixte : avec la mise en place d’enrochements associés à des lits de plants et plançons.

Ce chantier est également l’occasion de recéper 4 frênes dépérissant et de replanter 70 m de berges par des plants d’arbres et arbustes d’essences locales, afin de restaurer la ripisylve par la même occasion.

Le chantier a démarré avec la coupe des arbres et l’apport sur site des blocs d’enrochements. 

Etat initial: les travaux répondent à la nécessité de stabiliser la berge en cours d’érosion
Vue d’une portion de berge en cours d’érosion
Démarrage des travaux mi-septembre 2020: livraison des bloc d’enrochement pour la stabilisation physique de la berge
Dégagement de la zone de travail pour la mise en place de blocs d’enrochements et de techniques de génie végétale de fixation de berges et de revégétalisation de la ripisylve

ARRÊTÉ Sécheresse du 18 Septembre 2020 : Passage au niveau crise

Le seuil de crise de niveau 3 étant atteint, les usages de l’eau sont soumis à des restrictions supplémentaires à celles des précédents arrêtés d’alerte de niveau 1 et 2, du 17 juillet et du 4 août 2020, et ce, sur l’ensemble du territoire des communes du département du Doubs. Le niveau 3 de Crise concerne toute la Franche-Comté.

Le déficit chronique de précipitations a généré la baisse généralisée des niveaux des cours d’eau et des nappes du département, l’arrêté de crise a dû être pris. 

Il est ainsi nécessaire de renforcer les actions d’économie de la ressource afin d’éviter tout gaspillage, de préserver la vie aquatique et prévenir la situation future.

Situation nationale au 18 septembre 2020

http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp

Sont notamment interdites les activités suivantes :

– l’arrosage des végétaux, publics et privés. Seuls les potagers peuvent être arrosés entre 20h et 8h, uniquement sur une réserve d’eau de pluie

– le lavage des véhicules hors des stations professionnelles (lavage haute-pression sur une file)

– le remplissage des piscines privées existantes

– le lavage des voiries, sauf impératif sanitaire

– la lavage des terrasses, toitures et façades, sauf impératif sanitaire

– l’arrosage des pistes de chantiers est limité au strict nécessaire

– les fontaines publiques doivent être fermées lorsque cela est techniquement possible

– l’irrigation agricole par aspersion.

Concernant les plans d’eau, leur vidange et remplissages sont interdits.

Plaquette_Sécheresse_DDT25

Pour consulter l’arrêté de Crise sécheresse Niveau 3 en détail :
Arrêté préfectoral portant restriction des usages de l’eau – 17 09 2020

Economiser l’eau : oui, mais pourquoi ?

Outre les économies d’eau à la clé, qui sont aussi sources d’économies d’argent étant donné les factures qui y sont associées, chaque geste d’utilisation efficace de l’eau permet de réduire les pompages dans les milieux naturels, que ce soient les rivières ou les nappes phréatiques, et donc de préserver l’état de nos stocks d’eau, qui sont en situation critique depuis plusieurs années.

Concernant spécifiquement la biodiversité des cours d’eau, l’abaissement des niveaux d’eau est un danger de jour en jour : poissons et macro invertébrés ne peuvent survivre dans des eaux stagnantes, et atteignant des températures excessives.

On peut prendre en exemple cet article de l’Est Républicain du 6 Aout 2020, qui reste toujours d’actualité à ce jour :

Pêche de sauvetage dans le Doubs : « Un égout à ciel ouvert »

Tous concernés par les économies d’eau !

Dans ce contexte de tension sur l’état des ressources naturelles en eau, lié au manque de précipitations, chacun doit veiller à économiser l’eau dans ses activités quotidiennes, qu’elles soient domestiques, industrielles ou agricoles.

Pour les habitants, une fiche astuce sur les gestes d’économie d’eau est disponible sur notre site et donne des idées et pistes d’actions (Fiche technique 1 Économiser l’eau), ainsi qu’une fiche astuce concernant la récupération d’eau (Fiche technique 3 récupération d’eau pluviale), auxquelles on peut ajouter de nombreuses astuces et les partager autour de soi, comme par exemple :

A la cuisine :

  • Garder les eaux de lavage des légumes, salades, et les eaux non savonneuses pour arroser au potager après 20 h, les chaleurs étant en effet moins importantes le soir, l’arrosage est plus efficace et les végétaux en tirent bénéfice toute la nuit,

A la salle de bain :

  • Arrêter les robinets : pendant les lavages de mains, brossage de dent, etc,
  • Arrêter la douche lors du savonnage,
  • Eviter les bains, fortement consommateurs d’eau,
  • Si possible limiter le nombre de chasses d’eau journalières au WC, qui constituent aussi une part importante de la consommation d’eau quotidienne.

Au potager :

  • Afin de préserver l’humidité du sol et réduire le très fort assèchement : pailler systématiquement les cultures à l’aide de tontes de gazon, de paille, de feuilles mortes, de bois fragmenté (sauf écorces de pin, car trop acides pour nos sols et cultures) ;
  • Favoriser les plantes couvre-sol pour éviter les zones de sol nu qui accélèrent le dessèchement de la terre,
  • Pour les serres, il est possible de limiter les surchauffes en réduisant l’arrivée des rayons solaires par ombrage, ce qui permet de réduire l’effet de serre et l’augmentation des températures, ainsi que l’évaporation de l’eau à l’intérieur.
    Ce type de dispositif permet de réduire les besoins en arrosage et leur fréquence. Pour cela, il est possible de les couvrir d’un filet d’ombrage ou de les peindre en blanc avec une peinture naturelle au lait de chaux ou à base d’argile.
    A noter que lors des périodes de fortes chaleurs et de sécheresse, les végétaux sont en état de stress et végètent : la croissance et le murissement sont freinés, on constate par exemple que les tomates peinent à murir, un dispositif d’ombrage peut donc être bénéfique.

Pour les pelouses :

  • On évite de tondre assez tôt dans la saison, soit avant que les chaleurs ne commencent, et on conserve l’herbe avec une hauteur suffisante. Elle pourra ainsi mieux survivre aux fortes chaleurs en s’ombrant elle-même, ce qui permet aussi de préserver l’humidité encore présente dans le sol.
  • Lors des tontes à partir de mai, on coupera le plus haut possible afin de maintenir une herbe vigoureuse et dense (régler la hauteur de coupe sur la tondeuse au plus haut).                                       
    En effet, plus on tond court et plus l’herbe meurt rapidement aux premières chaleurs, laissant le sol à nu et ne pouvant plus exercer son rôle de rétention d’eau, car en plein soleil toute la journée.

Pour les vergers :

  • On reporte les tontes à la fin de l’été, afin de préserver une herbe verte qui ombre le sol et préserve son humidité, pour favoriser la survie des arbres fruitiers durant ces périodes difficiles. De même que pour les pelouses, on limite les tontes à partir de mai, et on laisse l’herbe pousser haut, afin de laisser grainer les fleurs et favoriser la biodiversité.  

Préserver les arbres :

  • Lorsque l’on se promène en forêt, malgré la sécheresse et la chaleur, on se rend évidemment compte qu’il y fait plus frais à l’ombre de ces grands arbres, leur ombre participe fortement à la limitation du dessèchement des sols.
  • Force est de constater les bénéfices d’ombrages que procurent les arbres : tant pour préserver la pousse de l’herbe, que pour le confort de chacun, tant humains qu’animaux. Il est donc essentiel de protéger les arbres, en évitant toutes coupes. On évite aussi les tailles, particulièrement pendant les périodes de sécheresse.
    A noter que dans les zones ombragées par des arbres, telles que les vergers et parcs, l’herbe arrive à rester verte durant les sécheresses, alors que les surfaces au soleil sont rapidement brulées.
  • De plus, la plantation et la préservation des arbres dans les villes et villages et autour des maisons, permet de créer des zones de fraicheur, ainsi que de limiter les surchauffes des habitations quand ils ombrent les façades, notamment côté sud et ouest.

Économisons l’eau donc ! …

ARRÊTÉ du 4 Août 2020 Restriction des usages de l’eau : ALERTE RENFORCEE Niveau 2

Le seuil d’alerte renforcée de niveau 2 étant atteint, les usages de l’eau sont soumis à des restrictions supplémentaires à celles du précédent arrêté d’alerte de niveau 1 du 17 juillet 2020, et ce sur l’ensemble du territoire des communes du département du Doubs. La situation est la même en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.

Compte-tenu du déficit de précipitations, générant la baisse progressive du niveau des cours d’eau et des nappes du département, le seuil d’alerte renforcée a été atteint. 

Ainsi, il est nécessaire de renforcer les actions d’économie de la ressource afin d’éviter tout gaspillage, de préserver la vie aquatique et prévenir la situation future.

Arrêté préfectoral portant restriction des usages de l’eau – 04 08 2020

Tableau récapitulatif des mesures de limitation et d’interdiction des usages de l’eau au stade d’alerte renforcée

Situation nationale au 18 aout 2020

http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp


Tous concernés par les économies d’eau

Dans ce contexte de tension sur l’état des ressources naturelles en eau, lié au manque de précipitations, chacun doit veiller à économiser l’eau dans ses activités quotidiennes, qu’elles soient domestiques, industrielles ou agricoles.

Pour les habitants, une fiche astuce sur les gestes d’économie d’eau est disponible sur notre site et donne des idées et pistes d’actions (Fiche technique 1 Économiser l’eau), ainsi qu’une fiche astuce concernant la récupération d’eau pluviale Fiche technique 3 récupération d’eau pluviale), auxquelles on peut ajouter de nombreuses astuces et les partager autour de soi, comme par exemple :

A la cuisine :

  • Garder les eaux de lavage des légumes, salades, et les eaux non savonneuses pour arroser au potager après 20 h, les chaleurs étant en effet moins importantes le soir, l’arrosage est plus efficace et les végétaux en tirent bénéfice toute la nuit,

A la salle de bain :

  • Arrêter les robinets dès qu’on n’utilise pas l’eau : pendant les lavages de mains, brossage de dent, etc,
  • Arrêter la douche lors du savonnage,
  • Eviter les bains, fortement consommateurs d’eau,
  • Si possible limiter le nombre de chasses d’eau journalières au WC, qui constituent aussi une part importante de la consommation d’eau journalière.

Au potager :

  • Afin de préserver l’humidité du sol et réduire le très fort assèchement que l’on observe actuellement : pailler systématiquement les cultures à l’aide de tontes de gazon, de paille, de feuilles mortes, de bois fragmenté (sauf écorces de pin, car trop acides pour nos sols et cultures) ;
  • Favoriser les plantes couvre-sol pour éviter les zones de sol nu qui accélèrent le dessèchement de la terre,
  • Pour les serres, il est possible de limiter les surchauffes en réduisant l’arrivée des rayons solaires par ombrage, ce qui permet de réduire l’effet de serre et donc l’augmentation des températures, ainsi que l’évaporation de l’eau à l’intérieur. Ce type de dispositif permet donc de réduire les besoins en arrosage et leur fréquence. Pour cela, il est possible de les couvrir d’un filet d’ombrage ou de les peindre en blanc avec une peinture naturelle au lait de chaux ou à base d’argile.
    A noter que lors des périodes de fortes chaleurs et de sécheresse, les végétaux sont en état de stress et végètent : la croissance et le murissement sont freinés, on constate par exemple que les tomates ne rougissent plus, un dispositif d’ombrage peut donc être bénéfique.

Pour les pelouses :

  • On évite de tondre assez tôt dans la saison, soit avant que les chaleurs ne commencent, et on conserve l’herbe avec une hauteur suffisante. Elle pourra ainsi mieux survivre aux fortes chaleurs en s’ombrant elle-même, ce qui permet aussi de mieux préserver l’humidité encore présente dans le sol.
  • Lors des tontes à partir de mai, on coupera le plus haut possible afin de maintenir une herbe vigoureuse et dense (régler la hauteur de coupe sur la tondeuse au plus haut).                                                                     En effet, plus on tond court et plus l’herbe meurt rapidement aux premières chaleurs, laissant le sol à nu et ne pouvant plus exercer son rôle de rétention d’eau, car en plein soleil toute la journée.

Pour les vergers :

  • On reporte les tontes à la fin de l’été, afin de préserver une herbe verte qui ombre le sol et préserve son humidité, pour favoriser la survie des arbres fruitiers durant ces périodes difficiles. De même que pour les pelouses, on limite les tontes à partir de mai, et on laisse l’herbe pousser haut, afin de laisser grainer les fleurs et favoriser la biodiversité.  

Economiser l’eau : oui, mais pourquoi ?

Outre les économies d’eau à la clé, qui sont aussi sources d’économies d’argent étant donné les factures qui y sont associées, chaque geste d’utilisation efficace de l’eau permet de réduire les pompages dans les milieux naturels, que ce soient les rivières ou les nappes phréatiques, et donc de préserver l’état de nos stocks d’eau, qui sont en situation critique depuis plusieurs années.

Concernant spécifiquement la biodiversité des cours d’eau, l’abaissement des niveaux d’eau est un danger de jour en jour : poissons et macro invertébrés ne peuvent survivre dans des eaux stagnantes, et atteignant des températures excessives.

On peut prendre en exemple cet article de l’Est Républicain du 6 Aout 2020 :

Pêche de sauvetage dans le Doubs : « Un égout à ciel ouvert »

Économisons l’eau donc…

Un nouvel embarcadère à canoë pour l’été

Les fortes crues de 2018 ont causé d’importants dégâts sur l’embarcadère à canoë de la commune de Lods. Celui-ci était totalement inutilisable, ce qui apparaissait comme problématique dans un contexte sanitaire complexe, où le tourisme local est devenu un enjeu majeur pour les territoires.

C’est pourquoi rénover cet embarcadère était une nécessité. L’installation de la nouvelle structure a été réalisée par France Clôture Environnement Levier et financée entièrement par l’EPAGE sur ses fonds propres.

Les travaux en amont du camping de Lods ont débuté le 15 juillet et se sont achevés avec succès à la fin du même mois. L’embarcadère, composé d’un ponton et d’un escalier facilitant l’accès à l’eau pour les canoës est dès aujourd’hui utilisable par tous.

Travaux de réactivation des méandres de la Morte à la Cluse-et-Mijoux

Considérablement rectifié au moment de la construction de la voie ferrée qui traverse La Cluse-et-Mijoux, le tracé méandreux du ruisseau de « La Morte » a été amputé de près d’1/3 de son linéaire. De plus, avec les aménagements urbains, une partie des zones humides a été asséchées. Cela a eu pour conséquences de diminuer l’attractivité du cours d’eau pour les espèces, de diminuer les quantités d’eau disponibles, tout en augmentant le risque d’inondation en aval.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’intervention de l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue. Depuis plusieurs années les travaux menés ont pour objectifs d’associer restauration des cours d’eau et lutte contre les inondations en aménageant plus d’espace à la rivière et en permettant le ralentissement des écoulements.

Les travaux réalisés ont consisté à reprendre les anciens méandres qui avaient été abandonnés, en donnant au ruisseau un gabarit adapté au développement de la vie aquatique. Principalement réalisés en 2019, ils ont dû s’interrompre en octobre en raison d’un automne particulièrement humide, ne permettant pas l’intervention dans ces milieux fragiles. Une période propice au mois d’avril, avec peu de précipitations, a permis de terminer les travaux avec la remise en état des terrains en bordure du cours d’eau. Il s’agit plus particulièrement de favoriser la reprise de la végétation avant la période estivale. Sur un secteur ayant subi quelques dégâts à la suite des crues hivernales, des actions de comblement des ornières, de redirection des écoulements, d’apport de terre végétale ont été menées. Quelques travaux de finitions seront également réalisés, un peu plus en aval, dans un secteur urbanisé, dès cet été, lorsque le travail dans l’eau sera à nouveau autorisé.

Une autre phase de travaux est prévue en 2021, avec notamment un ouvrage de franchissement de la voie ferrée à créer, aujourd’hui à l’étude technique, afin de reprendre l’intégralité des méandres anciennement abandonnés.

btrhdr