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Préservation des rivières et protection contre les inondations vont de pair

Fleuves, rivières, ruisseaux, torrents, rus… les cours d’eau sont des milieux vivants dans lesquels des espèces aquatiques et végétales vivent et se déplacent. Depuis leur source, ils transportent aussi des sédiments (roches, graviers, cailloux, sables…) qui contribuent à déterminer leur morphologie (berge, lits mineur et majeur, méandres…) et en font des lieux de vie.

Depuis des siècles, l’homme a modifié les cours d’eau – rectification du tracé, barrages, seuils, bétonnage des berges… – pour : développer l’agriculture et l’urbanisation, produire de l’énergie, créer des sources d’eau pour l’irrigation, se protéger des crues.

Cette détérioration de la morphologie et de l’hydrologie des cours d’eau (hydromorphologie) a des répercussions sur le fonctionnement des milieux aquatiques : elle entrave la dynamique naturelle de la rivière et altère la diversité et la qualité des habitats indispensables aux espèces vivantes.

Jusqu’alors, préservation des milieux aquatiques et protection contre les inondations étaient fréquemment considérés comme 2 objectifs différents. Or, les connaissances récentes montrent que redonner à nos rivières un fonctionnement naturel permet aussi de limiter les crues, de sécuriser les populations et d’améliorer la qualité de l’eau.

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la DREAL de bassin Rhône-Méditerranée vous présentent un film sur les 3 idées clés pour réussir la gestion de nos rivières : laisser plus d’espace à la rivière, freiner le débit de l’eau et gérer l’eau à l’échelle du bassin versant.

Recherches au long cours pour la Loue

Chacun se souvient des épisodes de mortalité piscicole dans les eaux de la Loue, qui avaient défrayé la chronique au tout début de la décennie. Un sujet de préoccupation pour les autorités gestionnaires du territoire comme pour les scientifiques, qui depuis longtemps s’intéressent à la qualité des eaux comtoises.

logo actu univCliquer ici pour lire la suite sur le site d’actualités de l’Université de Franche-Comté

Un quart de l’eau prélevée pour l’eau potable est perdu

Les fuites constituent une perte économique pour les services d’eau potable et nuisent à la qualité du service rendu à l’usager : alors que 40 % du territoire du bassin Rhône Méditerranée est affecté par un déséquilibre entre la disponibilité de la ressource en eau et les prélèvements, un quart de l’eau prélevée dans la ressource pour l’alimentation en eau potable est perdue sur les réseaux d’eau à cause des fuites et n’arrive pas jusqu’à l’usager. Ces pertes obligent à prélever des volumes plus importants dans des ressources de plus en plus fragiles.

A titre d’exemple, sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse, 425 millions de m3 sont perdus chaque année sur les réseaux d’eau potable à cause des fuites, soit l’équivalent de 5 fois le volume d’eau potable consommé par an sur le territoire du Grand Lyon.

De nouvelles obligations règlementaires

La réglementation instaure désormais de nouvelles obligations pour tous les services d’eau potable. Les collectivités qui s’inscrivent dans cette perspective conserveront leur taux de redevance de prélèvement. Les autres verront leur redevance doubler…

Les collectivités doivent à présent disposer d’un descriptif détaillé de leurs réseaux d’eau potable, ainsi que d’un plan d’actions de résorption des fuites en cas de rendement insuffisant de leur réseau. Le formulaire de déclaration de la redevance « prélèvement sur la ressource en eau » portant sur l’année d’activité 2013, que recevront les services d’eau potable à partir de fin janvier 2014, prend en compte les éléments de ce nouveau dispositif.

L’agence de l’eau aux côtés des collectivités

Pour gérer durablement le patrimoine réseaux, une connaissance détaillée de celui-ci et des investissements de renouvellement sont indispensables. L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, qui a fait de la lutte contre les fuites un axe fort de son programme d’action 2013-2018 « Sauvons l’eau ! », propose des aides aux collectivités situées dans les territoires sensibles aux pénuries d’eau  et accompagne le renouvellement des réseaux dans les territoires ruraux. La gestion durable des services bénéficie aussi d’aides jusqu’à 50% pour l’amélioration de la connaissance du patrimoine, la structuration des services ou les études de planification des actions.

A toutes fins utiles, un guide national a été publié par l’Onema en 2013, pour accompagner l’élaboration du descriptif détaillé des réseaux d’eau. Par ailleurs, un guide des bonnes pratiques en matière de résorption des fuites sera aussi disponible au premier semestre 2014.

Source : www.sauvonsleau.fr