Archives pour la catégorie travaux

Vidéo : le Doubs à MOUTHE retrouve son premier méandre

Cette fin août, le Doubs a retrouvé son premier méandre, à l’aval de la source. Des travaux anciens avait privé la rivière de ce méandre dans la tourbière du Moutat.

La restauration de ce premier méandre s’inscrit dans un projet de restauration globale de la tourbière, grâce au programme LIFE « Tourbières du jura ».

Cliquez ici pour visualisez la vidéo de France 3 sur le site de Sauvons l’Eau !

Et retrouvez en cliquant ici toutes les actualités du programme LIFE « Tourbières du Jura ».

Objectif réduction des toxiques : 700 entreprises prioritaires

Le Syndicat Mixte de la Loue, le Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques du Haut-Doubs, la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Doubs (CCI 25) et avec la participation financière de l’Agence de l’Eau Rhône – Méditerranée – Corse, du Syndicat des Eaux de la Haute-Loue, de la ville de Besançon et de la Fédération de pêche du Doubs, se sont associés pour porter l’opération collective Action Loue, sur les territoires du Haut-Doubs et de la Haute-Loue.

Les principaux objectifs :

  • Connaître, suivre et réduire le flux de pollutions toxiques issues des effluents non domestiques qui sont déversés dans les réseaux d’assainissement.
  • Améliorer le stockage et la collecte des déchets dangereux.
  • Sensibiliser les entreprises aux bonnes pratiques environnementales.

Carte opération toxiques HD HL

 

Dans ce cadre, les animateurs de l’opération effectuent des visites en entreprise afin d’évaluer si les établissements présentent un risque potentiel de pollution pour le milieu naturel ou un risque de dysfonctionnement pour le réseau d’assainissement et/ou la station d’épuration.

L’opération Action Loue valide jusqu’en fin 2018, cible en priorité 700 entreprises, selon leur secteur d’activité et/ou leur zone géographique. Cependant, plus de 1700 entreprises sont concernées par l’opération, dont ces dernières peuvent également bénéficier des avantages proposés par l’opération.

Parmi ces avantages, les établissements peuvent bénéficier d’aides financières de la part de l’Agence de l’Eau Rhône – Méditerranée – Corse (de 30% à 60% selon la problématique et/ou de la taille de l’entreprise). Les 2 syndicats mixtes et la CCI sont donc à disposition des entreprises pour vérifier leur éligibilité et leur apporter un appui nécessaire à la constitution du dossier.

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Logo AERMC_Fond Bleu  SIEHL  FD25  Ville de Besançon

 

Contacts :

Camille Butin (SMIX Loue) au 03.81.57.13.44 ou

Julien Febvay (CCI du Doubs) au 03.81.25.25.68

Restauration de la Morte à la Cluse-et-Mijoux : un projet vertueux reconnu par l’Agence de l’eau

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a lancé en 2015 l’appel à projets « renaturer les rivières et lutter contre les inondations » à l’attention des syndicats de bassin versants et des intercommunalités. Clôturé en juin 2016, 66 dossiers ont été retenus, dont le projet de restauration de la Morte à la Cluse-et-Mijoux, s’accompagnant d’un taux d’aide exceptionnel de 80 % contre 50% habituellement.

L’objectif affiché de l’appel à projet est clairement d’encourager les gestionnaires à initier des projets qui préfigurent l’exercice de la future compétence GEMAPI : associer restauration des cours d’eau et lutte contre les inondations en ménageant plus d’espace à la rivière et en permettant le ralentissement des écoulements.

La caractère vertueux de ce type de projet consiste en ce que les actions de restauration morphologique du cours d’eau permettent à la fois d’augmenter l’attractivité de la rivière et de ses zones humides associées pour les espèces y vivant, et à la fois d’apporter un réel gain en matière de lutte contre les inondations en favorisant le ralentissement des eaux de crue et en leur permettant de s’étaler dans des zones d’expansion dédiées.

Le projet de restauration de la Morte porté par le Syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs répond à ces deux enjeux.

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Fortement rectifié au moment de la construction de la voie ferrée qui traverse la cluse-et-Mijoux, le cours d’eau a été amputé du 1/3 de son linéaire. Une partie des zones humides ont ensuite été asséchées pour l’aménagement d’un lotissement. Le résultat est qu’en plus de rendre le cours d’eau beaucoup moins intéressant en termes d’habitats pour les espèces, cette situation a augmenté le risque d’inondation en favorisant des crues plus violentes de par leur rapidité et l’impossibilité pour les eaux de s’étaler dans des espaces privilégiés.

Le projet doit donc répondre à cette double problématique en reprenant  les méandres historique de l’ancien tracé et en resserrant le lit du cours d’eau. Techniquement, la Morte pourra ainsi réajuster son gabarit en période de crue et remobiliser des matériaux dans le cours d’eau. La fonctionnalité des milieux humides en sera augmentée, ainsi que l’habitabilité du cours d’eau par les espèces qui y vivent. En effet la hauteur d’eau du ruisseau aujourd’hui d’une dizaine de centimètres en période sèche sera alors de 30 à 40 centimètres.

Le Drugeon entre Vaux et Bonnevaux labellisé « rivière en bon état »

L’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse décerne son label 2016 « rivière en bon état » à 15 nouvelles rivières, dont la partie amont du Drugeon. Ce label récompense les gestionnaires des rivières qui agissent pour l’atteinte du bon état écologique de leurs cours d’eau et souligne l’amélioration permise  par des  actions mises  en  place pour redonner  un fonctionnement naturel  au  cours  d’eau, permettre  la  circulation  des  poissons  et  des  sédiments  et préserver les zones humides, mieux  partager  la ressource  entre  usagers  et  milieux  aquatiques, réduire  les  pollutions.

Pour rappel, la vallée du Drugeon a connu de lourds travaux d’aménagement hydraulique entre la fin des années 50 et le début des années 70. Les marais et les tourbières ont ainsi été asséchés par la rectification et le curage du Drugeon et de ses affluents ainsi que par le drainage des parcelles riveraines.

Ces travaux avaient pour objectif de transformer plus de 2000 hectares de zones humides en terres arables. Au final, ils n’ont permis de gagner que 200 ha de terres alors que le linéaire du cours d’eau a été réduit de 8 km sur une totalité de 35 km.

Ces modifications du milieu ont conduit à l’incision du lit et à la dégradation des habitats aquatiques, l’étalement et le réchauffement de la lame d’eau favorisant de fait le développement des algues et la réduction des biocénoses. Les effectifs de poissons se sont effondrés, les grands plécoptères et les écrevisses à pieds blancs ont totalement disparu.

A partir de 1997, des travaux portés par la Communauté de communes Frasne Drugeon puis par le Syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs dans le cadre du programme LIFE Sauvegarde du bassin du Drugeon ont permis de regagner 7 kilomètres de méandres. Environ 300 hectares de zones humides et de pelouses sèches ont été reconquis. Les suivis montrent une forte amélioration de la qualité des habitats du cours d’eau.


Portion labellisée « rivière en bon état »

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Le tronçon labellisé « rivière en bon état » est situé sur le territoire de la commune de Bonnevaux, entre Vaux-et-Chantegrue et le pont du lieu-dit Les Jointes Noires en amont de Bonnevaux. Cette portion a bénéficié d’ambitieux travaux de restauration en 1997. Le linéaire concerné est de 3,78 Km. Les travaux visaient à restaurer totalement les fonctionnalités hydromorphologiques du cours d’eau. Ainsi, les anciens méandres ont été remis en eau, à l’altitude originelle du fond du lit, avec un gabarit adapté à l’énergie spécifique du cours d’eau, permettant ainsi son auto-ajustement.

Dans le cadre du suivi scientifique et technique de l’impact des travaux de restauration du Drugeon, le SMMAHD évalue régulièrement la capacité du cours d’eau à accueillir le poisson à l’aide du protocole IAM (Indice d’Attractivité Morphodynamique). Ce suivi montre qu’après travaux, le tronçon est très proche des références attendues pour ce type de cours d’eau.

Suppression du seuil de l’Homelon sur la Loue

Le Syndicat mixte de la Loue a procédé à la fin du mois de septembre, à la suppression du seuil de l’Homelon ; petit barrage situé sur la Loue à l’aval de la ville d’Ornans.

La suppression complète de cet ouvrage fait suite à une longue réflexion entamée depuis 2010 par le Syndicat mixte de la Loue, visant à définir une stratégie d’intervention sur les barrages présents sur la rivière. La Loue est en effet jalonnée de nombreux barrages liés à d’anciens moulins (appelés également seuils) et dont certains n’ont plus aucun usage aujourd’hui.

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Le contexte du réchauffement climatique associé à la dégradation de la qualité de l’eau fait que la succession de ces ouvrages, mais surtout les retenues d’eau qu’ils génèrent (effet « plan d’eau »), peut aggraver une situation déjà dégradée du cours d’eau.

Sur la Loue, si l’on prend en compte l’incidence des barrages sur la rivière, c’est un linéaire cumulé estimé à 30 km qui est sous l’influence directe de ces ouvrages. A cela s’ajoute l’effet d’obstacle occasionné par le barrage lui-même pour le franchissement piscicole.

Fort de ce constat et en sa qualité de propriétaire du seuil de l’Homelon, le Syndicat mixte de la Loue a étudié la possibilité d’en réduire la hauteur ou de le supprimer. Après l’étude de ses effets sur la rivière et compte tenu de l’absence d’usages associés, mais également en l’absence d’infrastructure proche susceptible d’être menacée, le Syndicat mixte de la Loue a décidé de procéder à la suppression complète du seuil de l’Holemon ; suppression qui permettra à terme, la renaturation d’environ 600 à 700 mètres de rivière avec un type d’écoulement plus conforme à celui attendu d’un cours d’eau de 1ère catégorie piscicole.

Les travaux autorisés par arrêté préfectoral ont été réalisés fin septembre pour un coût de 27 000 € TTC, étude de projet comprise. En terme de financement, s’agissant de travaux consistant à la suppression complète d’un ouvrage, ceux-ci ont pu bénéficier d’un financement à hauteur de 100 % de l’Agence de l’eau (80%) et du Conseil départemental (20%).

Par ailleurs, ces travaux qui sont une première sur la Loue vont faire l’objet d’une évaluation après travaux (évolution de la morphologie de la rivière, du peuplement piscicole, insectes aquatiques et habitats aquatiques).

En terme de communication et afin de présenter les travaux effectués, le Syndicat mixte de la Loue a fait réaliser un petit film (en cours de finalisation). Il devrait être disponible et mis en ligne sur le site www.eaudoubsloue.fr en début d’année 2017.

Vous pourrez également relire l’article « Les effets des barrages sur le fonctionnement des rivières »