Un nouvel embarcadère à canoë pour l’été

Les fortes crues de 2018 ont causé d’importants dégâts sur l’embarcadère à canoë de la commune de Lods. Celui-ci était totalement inutilisable, ce qui apparaissait comme problématique dans un contexte sanitaire complexe, où le tourisme local est devenu un enjeu majeur pour les territoires.

C’est pourquoi rénover cet embarcadère était une nécessité. L’installation de la nouvelle structure a été réalisée par France Clôture Environnement Levier et financée entièrement par l’EPAGE sur ses fonds propres.

Les travaux en amont du camping de Lods ont débuté le 15 juillet et se sont achevés avec succès à la fin du même mois. L’embarcadère, composé d’un ponton et d’un escalier facilitant l’accès à l’eau pour les canoës est dès aujourd’hui utilisable par tous.

ARRÊTÉ du 17 Juillet 2020 Restriction des usages de l’eau

Résumé de l’arrêté :
Le seuil d’alerte étant atteint, les usages de l’eau sont limités provisoirement sur l’ensemble du territoire des communes du département du Doubs.

Sont interdits sur le territoire des communes du Doubs :

Les usages domestiques :

* Lavage des voitures : l’utilisation de l’eau hors des stations professionnelles.

* Le remplissage des piscines privées existantes y compris les piscines démontables, à l’exception :

– de la première mise en eau de piscines et bassins « enterrées » en cours de chantier dont la réception ne pourra être effectuée qu’après remplissage.

– du remplissage des piscines et bassins d’une capacité Inférieure à 2 m3.

– de la mise à niveau nocturne, nécessaire pour la sécurité.

* L’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des jardins d’agrément et potagers entre 8 h el 20 h.

* L’arrosage des terrains de sport et des terrains de golf de 8 heures à 20 heures, de façon à diminuer la consommation d’eau sur le volume hebdomadaire (un registre de prélèvement devra être rempli hebdomadairement pour l’irrigation des stades, des golfs).

* Les fontaines publiques doivent être fermées lorsque cela est techniquement possible.

* Les points d’eau potable doivent être munis d’un système type robinet poussoir afin de ne pas couler en permanence.

Les usages économiques :

* Les Industries doivent appliquer le niveau 1 de leur plan d’économie.

* Reporter les travaux très consommateurs d’eau et / ou produisant des rejets potentiellement nuisibles dans les réseaux ou les cours d’eau.

* L’irrigation agricole : l’arrosage par aspersion est interdit entre 8 h et 20 h.

* Usages agricole et maraicher : l’arrosage des cultures de semences, des cultures fruitières et des cultures maraîchères, florales et pépinières en « goutte à goutte » ou « pied à pied » est interdit entre 8 h et 20 h.

* Le remplissage des citernes sera effectué depuis la berge, sans pénétrer dans le cours d’eau. Tout prélèvement est interdit en ruisseau APB (arrêté de protection de biotope). Dans la mesure où il existe d’autres ressources moins impactantes, les prélèvements effectués dans les cours d’eau ne doivent cependant pas amener le débit de ceux-ci en dessous du minimum biologique (ou mettre en danger la faune et la flore, ou conduire à des assecs).

* Agriculture : l’abreuvement des animaux n’est pas concerné par les mesures de restriction de quelque niveau que ce soit, mais est soumis pour les prélèvements aux règles rappelées ci-dessus.

Le retour de la saxifrage œil-de-bouc

En danger critique d’extinction en France, les populations de saxifrage oeil-de-bouc n’ont cessé de régresser partout en Europe. Ainsi, en 2017, il ne subsistait en France plus qu’une seule population viable à Bannans, dans le Haut-Doubs ! Depuis, cette jolie fleur dorée fait l’objet d’un programme inédit de réintroduction en milieux naturel, mené par le Conservatoire botanique national de Franche-Comté – Observatoire régional des Invertébrés (CBNFC-ORI), et auquel les communes de Malpas et des Pontets sont associées !

Site-maplas_Justine-AMIOTTE-SUCHETPourquoi est-elle menacée ?
La saxifrage oeil-de-bouc trouve refuge dans les tourbières. Faiblement compétitive, elle n’aime ni le manque ni l’excès d’eau et de nutriments, ce qui la rend particulièrement fragile. Sa disparition est avant tout liée aux changements qui peuvent survenir dans son habitat naturel. Les atteintes qui ont pu être portées à son milieu (drainage, fertilisation, enfrichement…) en font aujourd’hui une plante reconnue « En danger critique d’extinction » dont l’avenir se trouve menacé à très court terme. Si rien n’est fait, l’espèce s’éteindra en France…

Un plan national d’action et une responsabilité franc-comtoise…Protégée, la saxifrage œil-de-bouc bénéficie d’un plan national d’action visant à favoriser sa conservation. Programmé sur 10 ans, ce plan se décline en trois priorités :

  • Renforcer la dernière population encore existante à Bannans
  • Réintroduire la plante dans les anciennes stations franc-comtoises connues
  • Et l’introduire sur de nouveaux sites identifiés comme potentiellement favorables

Dernier bastion de l’espèce, la responsabilité de la Franche-Comté dans la conservation de ce trésor du patrimoine naturel régional est donc toute particulière…

Pourquoi les communes de Malpas et des Pontets sont-elles concernées ?
C’est dans le cadre de ce plan de réintroduction que la tourbière du lac du Trouillot aux Pontets et celle du lac de Malpas ont été retenues pour faire partie des sites de réintroduction. D’après le CBNFC-ORI, la saxifrage œil-de-bouc aurait été mentionnée par les botanistes jusqu’en 2005 aux Pontets.

Quant à Malpas, même si la saxifrage œil-de-bouc ni a jamais été aperçue historiquement, le site présente des conditions particulièrement adaptées à l’espèce et pourrait donc être un habitat naturel particulièrement favorable. En effet, ces deux secteurs ont de grandes qualités écologiques (qualité et quantité d’eau). Il s’agit de marais de transition, un habitat très rare, adapté pour la saxifrage oeil-de-bouc et inventorié pour 40 hectares au total dans le Haut-Doubs et Haut-Jura.

D’autres sites, sur les communes de Bannans et Les Rousses ont également été sélectionnés dans le cadre de ce projet.

Pied-saxifrage-en-milieu-naturel_Justine-AMIOTTE-SUCHET

Les étapes de la réintroduction
Les plants produits à partir des semences provenant du site historique de Bannans et du site des Amburnex en Suisse sont d’abord mises en culture aux jardins botaniques de Besançon, Nancy, Mulhouse et Lausanne, puis transférés à la Rivière-Drugeon, pour s’acclimater. Chaque année, ils sont ensuite transportés sur site, pour être plantés en milieu naturel.
Les tourbières des lacs de Malpas et du Trouillot aux Pontets ont déjà connus 5 campagnes de plantation chacune, entre 2018 et 2020, portant le nombre de plants aujourd’hui réintroduits sur place à 589 ! 

Les plantations se poursuivront jusqu’en 2022.
Ces plantations sont menées par deux membres du CBNFC-ORI, Julien Guyonneau et Justine Amiotte-Suchet, et par l’un des jardiniers du jardin botanique de l’Université de Franche-Comté et de la Ville de Besançon, Cédric Bouvier.

Premiers résultats :
Ces résultats sont globalement encourageants sur l’ensemble des sites car ils montrent un taux de survie élevé, de l’ordre de 94% tous sites confondus (Les Pontets, Bannans, Malpas et Les Rousses). Les plants se développent sous forme de colonies en produisant des stolons et commencent seulement à prendre leur aise en s’échappant à plus de 30 centimètres d’où ils ont été plantés.

Plant-acclimatation_Olivier-BILLANT

Sur les deux sites de Malpas et des Pontets, plus particulièrement, le taux de survie est de 99%… Un vrai succès !

EN IMAGES !
Vous pouvez découvrir ce projet en image, grâce au reportage France 3 qui lui a été consacré, via le lien suivant : https://cutt.ly/dyUCBr0
Ou au reportage photo, à découvrir ici : https://cutt.ly/Uux6xKF

IMPORTANT :
Merci de ne pas chercher à la retrouver au risque de marcher dessus et
compromettre la reprise des plants.

Financement et partenaires :
Ce programme de réintroduction est financé par l’Etat et la Région Bourgogne Franche-Comté et il est mené en partenariat avec Le Jardin botanique de l’Université de Franche-Comté et de la Ville de Besançon, le Conservatoire botanique d’Alsace, les Jardins botaniques du Grand Nancy et de l’Université de Lorraine, l’Association culturelle de La Rivière-Drugeon, le Jardin botanique de Lausanne, l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue et le Parc naturel régional du Haut-Jura.

Contacts :
Contacts techniques CBNFC-ORI : Julien Guyonneau / julien.guyonneau@cbnfc.org
Lien vers le site du CBNFC-ORI : https://cutt.ly/fux62mO